Cocooning. Cocooning. Oui mais… qu’est-ce que le cocooning ?

C’est plus que de saison. C’est dans l’air du temps. Véritable style de vie pour certains, simple objectif pour d’autres, comme une promesse de zénitude qui aide à tenir toute la journée, qu’on soit noyé dans la foule et le bruit ou en mode camouflage derrière un laptop au centre d’un bureau en open space, tentant de se soustraire à l’attention d’un supérieur…

Cocoooning. Cocooning. On entend plus que ça, partout et sur tous les tons. Mais qu’est-ce que réellement que le cocooning ? Une machine marketing fantastiquement huilée ? Une philosophie ? Une nouvelle activité tendance, comme un hobby ou une méthode de relaxation ? Est-ce que ça se partage en dehors des blogs et des pages de magazines ou est-ce que ça se vit seul ?

C’est peut-être un peu de tout ça mélangé, le cocooning. Un moment de la journée au calme dans un monde qui bouge sans cesse et très vite, quelques instants propices à la méditation et à soi, à l’accomplissement de tâches qui font du bien, qui détendent, dans un cadre chaleureux, entouré d’objets et de sensations rassurants…

Le cocooning ça commence lorsqu’on arrive chez soi et qu’on referme la porte. En tirant le verrou, on fait coulisser un épais rideau de lourd velours violet entre soi et le monde. On y est ! Dans ce lieu ou tout est fait à notre image et oú plus rien ne peut nous atteindre. On se déchausse et on éteint l’iphone. On s’enfonce dans le cocooning et c’est bon. On se dirige vers la pièce à vivre et en passant près de l’enceinte Bose ultra-design, on glisse un doigt sur le lecteur MP3 qui y est branché et ce sont les premières notes du dernier Buddha Bar (cliquez puis continuez votre lecture, car dans le cocooning tout est question d’ambiance…) qui emplissent l’espace, le volume est réglé à la perfection, ni trop fort ni trop faible. On s’enfonce… On allume une bougie parfumée, et puis quelques autres… On accompagne la mélodie planante d’un léger « mmmmmhh » et puis on se dit qu’on pourrait en profiter pour faire quelques exercices de respiration abdominale, pour se détendre, et évacuer les tensions… On enfile sa tenue d’intérieur préférée : une petite robe en coton bio Paprika Rose pour les filles, un peignoir pas trop long et tout moelleux pour les garçons… C’est bon… Trrrrès bon…

Après, c’est selon les goûts ou les envies du moment, car il n’y en définitive plus que ça qui compte quand on est en mode cocooning : les envies de l’instant. Cela dépendra des jours en fait… Le lundi ça sera peut-être un bain moussant Sensation Chocolat agrémenté d’un masque détoxyfiant; le mardi un peu de lecture, sous un plaid en cashmere, un mug de thé chaud et parfumé à portée de main; le mercredi, un petit tour en cuisine (mais qu’on se rassure !) simplement pour se servir un verre de rouge et profiter pour tester la faisabilité d’une ou deux verrines dont on a eu l’idée la semaine précédente et qu’on imagine servir lors d’un prochain dîner entre amis; le jeudi…

Sans_titre3

Tout est slow dans le cocooning, on prend le temps de ne pas faire grand chose et ce qu’on fait, on le fait lentement, en profitant des sensations et du bien-être que ces gestes, pourtant souvent quotidiens et routiniers, procurent lorsqu’ils sont exécutés en mode cocooning. Le simple fait de se préparer un Finezzo Lungo Nespresso peut s’avérer être une expérience des plus délassantes lorsqu’elle est vécue en slow motion.

Le cocooning, ça se résume par ne rien faire tout en prenant du plaisir à le faire. Parfois, assumer cette inactivité, demande de prime abord un léger effort, mais très vite, les pieds nus profondément ancrés dans l’épaisseur confortable d’un beau tapis, on réalise les trésors de calme et bonheur dont elle recèle.

Et puis, il y a un bruit à la porte, celle-là même dont tout à l’heure le verrou est apparu comme un lourd rideau de velours protecteur tiré entre soi et le monde. C’est la personne avec laquelle on a choisi de partager sa vie qui y a glissé sa clé de l’extérieur, qui en actionne la poignée et qui l’ouvre. Un souffle léger, sensiblement plus frais et nettement moins parfumé que celui qu’on respirait jusque là s’engouffre dans ce havre de paix, il fait vasciller la petite flamme d’une bougie et l’éteint. On lève les yeux et on accueille malgré tout avec le sourire cet intrus qu’on aime. « Chou, tu me donnes un coup de main avec les provisions ? – demande l’alien sur un ton visiblement ravi d’être enfin à la maison. – J’ai 3 paniers pleins. »

Il y a un « clic ».

Oui, quelque chose a switché. On est désormais en mode off-cocooning.    

Publicités
Cette entrée a été publiée le décembre 31, 2011 à 9:35 . Elle est classée dans Cocooning et taguée , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :